Dimanche 26 avril 2009
Bien. Ceci est le dernier article de Mondslied. Vous ne vous en êtes sans doute pas rendu compte, mais les articles disparaissent peu à peu de ce blog. Pourquoi ? Pour alimenter les autres sites dont je vous parlais dans la note précédente. La machine est lancée :


Certaines catégories vont être effacées purement et simplement (je pense notamment à "scribo", "edo"...). Lorsque le contenu de Mondslied aura fini de déménager, je supprimerai le blog (ainsi sans doute que la communauté que je gère, enfin j'imagine que l'un ne se fait pas sans l'autre).
Par Haeru - Publié dans : Vivo
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Lundi 2 mars 2009
Une petite semaine de répit, et il faut déjà reprendre les cours. Je vous avouerai que j'ai passé la plus grande partie de ces sept jours à me reposer ; aussi n'ai-je absolument rien préparé pour aujourd'hui.

Sans compter que le moral estudiantin n'est pas forcément au beau fixe avec la réforme du capes masterisé (vous savez, cette réforme ultra-importante pour l'avenir désastreux de l'enseignement mais dont aucun média ne parle). Mes collègues de L3 et moi-même sommes en train de nous poser beaucoup de questions, entre autres : quel avenir pour nous ? Je vous assure que ce n'est pas la joie.

Enfin bref, rendez-vous la semaine prochaine...
Par Haeru - Publié dans : Vivo
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Lundi 23 février 2009
Un autre coup de cœur manga : Le Cortège des cent démons, que l'on doit à la talentueuse Ichiko Ima, et dont les 6 premiers tomes sont parus en France aux éditions Doki-Doki... mais hélas, pas la suite, faute de ventes. Au Japon, la série est toujours en cours, avec 17 volumes de sortis pour le moment.

L'histoire
Ritsu Iijima est un jeune homme dont le quotidien est fait de rencontres mystérieuses, de fantômes, de yôkai, et surtout de beaucoup de problèmes. Rien d'étonnant à cela : c'est une affaire de famille. En effet, son grand-père, en plus d'avoir fait une brillante carrière d'écrivain, percevait toutes les créatures qui d'ordinaire relèvent du folklore, et frayait même avec des démons. Il a d'ailleurs chargé l'un d'eux, Aoarashi, de veiller sur son petit-fils... en empruntant l'enveloppe corporelle du père de ce dernier, froudroyé il y a bien des années par une crise cardiaque !
Aujourd'hui, ce grand-père est mort, ce qui n'empêche pas les démons de vouloir lui rendre visite et donc de se frotter à Ritsu, qui de toute façon semble les attirer à cause de ses pouvoirs. Par chance, il n'est pas seul embarqué dans cette galère : ses cousines Akira et surtout Tsukasa possèdent un don identique, dans une moindre mesure. Mais trois, c'est parfois juste pour apaiser les esprits en colère, ou aider ceux qui sont perdus... La vie est pleine de drames, et les yokai ne manquent pas...

Le Cortège est une série belle et passionnante, qui porte sur un sujet bien précis : le folklore nippon. Le lecteur est amené à rencontrer une multitude de créatures exotiques (pour nous autres occidentaux, je précise), mais toujours intéressantes. Les personnages sont bien travaillés, très humains, et la mangaka explore les tréfonds de leurs âmes avec beaucoup de brio. Le titre alterne passages drôles et situations bien plus dramatiques, et on ne s'ennuie pas pendant sa lecture ; on est juste émerveillé et happé par les histoires que nous raconte l'auteur.
Quant aux dessins, ils sont très réussis. À vrai dire, il y a une différente entre les illustrations couleur des couvertures et l'intérieur en noir et blanc, mais les deux styles sont très beaux. Les graphismes des personnages collent tout à fait au reste de la série et contribuent à son atmosphère un peu sombre. Le Cortège est de tous points de vue une réussite, pleine de subtilités et de charmes.

On aurait pu croire qu'avec toutes ces qualités et un sujet plutôt dans l'air du temps, cette série était promise à un bel avenir chez nous. Malheureusement, ça n'a pas été le cas. Peut-être qu'elle est parue trop tôt ? Car quand on voit les manga qui sortent actuellement sur ce même thème (allez, au hasard, Le Pacte des yôkai, série gentillette et décevante que je ne vous conseille pas), on ne peut que regretter l'arrêt cette perle. Comme les 6 tomes ne présentent que des petites histoires, mettant certes en scène les personnages principaux mais n'ayant aucun lien entre elles, il n'y a pas d'intrigue en suspens dont on ne connaîtra jamais la fin. Mais tout de même, c'est frustrant...

Enfin... Le Cortège reste une série magnifique, qu'il faut à mon avis absolument lire.
Par Haeru - Publié dans : Lego
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Lundi 26 janvier 2009
Un petit article sur un orateur grec, parce que ça faisait longtemps. Pas n'importe lequel, s'il vous plaît : Démosthène. Un auteur très agaçant à traduire, je ne vous le cache pas. Mais bon, c'est un incontournable, que voulez-vous... Notre homme est connu - outre ses discours, naturellement - pour son engagement politique contre Philippe de Macédoine (le père d'Alexandre le Grand).

Petit cours d'histoire rapide et lacunaire
Je ne vous présente pas Athènes, qui a connu son heure de gloire au Ve avant JC, notamment en s'illustrant contre les Perses lors des guerres médiques. Ça, c'était au début du siècle ; à la fin, la situation est moins glorieuse puisque Athènes est battue par la grande rivale Sparte (plus d'info sur les conséquences de cette défaite dans cet article). Après cela, s'en est fini de l'hégémonie d'Athènes. Sparte a un moment le pouvoir, puis est battue par  Thèbes (la ville grecque, hein, pas l'égyptienne). Et finalement c'est la Macédoine, menée par Philippe II, qui va mettre tout le monde d'accord milieu IVe.
La Macédoine, début IVe, c'est un pays considéré comme "barbare" par les Grecs, dont personne n'imagine qu'à peine 50 ans plus tard, il aura mis au pas les plus grandes cités de Grèce. Quand Démosthène évoque Pella, la capitale, il parle d'un lieu "petit et obscur". Pourtant, c'est bien de là qu'émerge Philippe, qui va remettre sur les rails son royaume où tout va mal. Après avoir réglé la politique intérieure, il commence une expansion de ses terres...

Voilà, pour vous situer un peu le contexte. Le Sur La Couronne est en fait un discours judiciaire, prononcé par Démosthène pour se défendre lui-même, même s'il n'est pas l'accusé. Le procès à la base oppose Eschine, partisan de Philippe, à Ctésiphon ; ce dernier, ami de Démosthène, a proposé que l'on remette à l'homme politique une couronne pour services rendus à la cité. Mais cette démarche ne plaît pas Eschine qui la juge, pour diverses raisons que je ne vous exposerai pas, illégale. Il intente donc un procès à l'auteur de la proposition de loi, mais attaque à travers lui Démosthène.

Démosthène se défend en insistant sur deux points : son comportement exemplaire vis-à-vis de la cité, sa bienveillance envers ses concitoyens, et aussi la supériorité naturelle d'Athènes (oui, il avait un peu la grosse tête). À l'inverse, Eschine est présenté comme un traître, un fils d'esclave qui n'est animé que par l'argent et l'envie de gloire. Quant à Philippe... Je vous ai déjà dit qu'il le détestait, donc je vous laisse imaginer. Il fait jouer la corde patriotique de ses auditeurs, flatte leur ego d'Athéniens (ils sont les anciens maîtres de la Grèce, les vrais démocrates, etc. etc.). Et ça paie : il est acquitté et Eschine condamné à une si forte amende qu'il doit s'exiler.

Mais bon, le texte en lui même est barbant. Démomo fait constamment référénce à des évènements qui bien sûr étaient connus des Grecs de l'époque, mais qui nous obligent nous à aller chercher dans des manuels d'histoire de quoi il s'agit. Autant vous dire que ça ne rend pas la lecture agréable. Et puis, c'est un peu lassant de voir notre auteur se jetter constamment des fleurs, encenser sa politique et porter Athènes si juste, égalitaire et bien intentionnée aux nues, alors que précisément, elle a fait quelques décennies auparavant ce que Philippe est en train d'accomplir. C'est l'hôpital qui se fout de la charité...

Sincèrement, à moins d'être passionné par Démosthène et/ou l'histoire politique d'Athènes, c'est un discours loin d'être indispensable.
Par Haeru - Publié dans : Lego
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Lundi 19 janvier 2009
Je sais ce que vous vous demandez : mais qu'est-ce que c'est que ce titre, encore ? Eh bien, tout simplement celui d'un de mes derniers coups de cœur manga. Jusqu'à ce que la mort nous sépare, avec aux commandes Hiroshi Takashige (scénario) et DOUBLE-S (dessins), publié par Ki-oon, un éditeur qu'il est bien. Série en 8 tomes, actuellement en cours au Japon.

L'histoire
Haruka est une jeune demoiselle de douze ans dotée d'une capacité pour le moins incroyable, puisqu'elle peut prédire l'avenir de ceux qui lui sont proches, avec un taux de réalisation de plus de 90 % ! Naturellement, un tel don attire les envies : qui ne rêverait pas de savoir les choses à l'avance ? Ce qui devait arriver arriva : la malheureuse médium se fait enlever par un groupe de yakusa. Alors qu'elle se trouve dans une voiture avec ses ravisseurs, elle sent que dehors, tout près, se trouve quelqu'un qui peut la sauver. Elle s'enfuit et court désespérement vers Mamoru, un aveugle. Elle lui demande de l'aide ; il hésite d'abord, puis accepte. Leur pacte durera "jusqu'à ce que la mort les sépare".
Mais Mamoru n'est pas un aveugle ordinaire : il fait parti d'un groupe, Element Network, dont le but est de combattre le crime par des moyens plus ou moins légaux (plutôt moins, en fait). C'est aussi un expert en maniement des armes blanches, qui va donc protéger la jeune fille de ceux qui veulent s'emparer d'elle.

Ce manga a vraiment tout pour plaire. Des personnages charismatiques, une bonne intrigue, un beau graphisme... que demander de plus ? On prend vraiment beaucoup de plaisir à suivre les aventures de Mamoru, Haruka and co, et à découvrir petit à petit le reste des membres d'Element Network, mais aussi leurs ennemis. Les personnages principaux ont leur part de mystère, à commencer par Mamoru, et sont attachants (Haruka, par exemple).
Et puis ça bouge pas mal, on n'a pas le temps de s'ennuyer !
Sans compter que, vraiment, les dessins sont canons. Vous pouvez d'ailleurs apprécier par vous-même les qualités du trait de DOUBLE-S en allant sur cette page, où le chapitre 1 du premier tome est proposé gratuitement en lecture en ligne. Ce serait dommage de s'en priver !

Bref, une très bonne série !
Par Haeru - Publié dans : Lego
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