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Lundi 1 décembre 2008
Avec l'hiver qui approche, rien de telle qu'une petite série japonaise qui sent bon l'été. Kenko Zenrakei Suieibu Umisho (oui, je regarde pas mal d'animes avec des noms à rallonge en ce moment), 13 épisodes, diffusée en 2007, me semble tout à fait appropriée. Mais commençons par le commencement.

Kaname Okiura a vécu dans son enfance une expérience traumatisante : un jour, à la mer, il a perdu pied alors qu'il ne savait pas nager : il a donc failli se noyer. Le seul souvenir qu'il garde de cet événement est l'image d'une sirène maléfique l'entrainant vers le fond... Depuis, il se méfie de l'eau.
Mais voilà : Kaname grandit. Arrivé en première année au lycée Umisho, il décide d'intégrer le club de natation en espérant y apprendre à nager. Malheureusement pour lui, les membres de ce club sont tous plus excentriques les uns que les autres, à commencer par le capitaine Ikariya, adepte du go et du rasage de poils, la vice-capitaine Orizuka, qui ne pense qu'aux compétitions, ou encore Shizuoka, nageuse un peu vicieuse à la poitrine généreuse. Ses objectifs tombent à l'eau et il devient le manager du club, se contentant de regarder les autres barboter dans la piscine pendant que lui est sur le bord.
Un jour, une maison arrive par la mer. Sur ce bout de bois flottant vivent Amuro Ninagawa et son père. Amuro est pleine de vie, sans trop de pudeur, et adore nager. Elle intègre rapidement le club de natation, où elle se fait des amis. Elle est particulièrement proche de Kaname, qu'elle croit avoir déjà vu auparavant, et souhaite l'aider à retourner dans l'eau...

Voilà une petite série sans prétention, mais vraiment très agréable. Le chara-design est un peu particulier, notamment au niveau des nez, absents quand les personnages sont de face, mais au final assez mignon ; au niveau des couleurs, c'est le feu d'artifices, c'est-à-dire que ça pète de partout. Franchement, le visuel de Kenko est inhabituel, mais c'est une bonne surprise, fort jolie au final.

Quand à l'histoire, elle ne casse pas trois pattes à un canard, je vous l'accorde ; on sait dès le début quelle sera la fin, c'est vrai... Mais ça n'a pas beaucoup d'importance, car l'intrigue n'est clairement pas la base de la série. C'est plutôt l'humour qui compte, et ça tombe bien, car il y a une belle brochette de personnages à mettre en scène. On s'amuse beaucoup à regarder les 13 épisodes... En tout cas j'ai bien ri. Et pour une série où les maillots de bain sont légions, le fan-service n'est pas trop poussé et ne dérange absolument pas. Bref, je recommande chaudement Kenko, qui vous fera passer un très bon moment.

Pour regarder cette charmante série haute en couleurs, rendez-vous ici.
Par Haeru
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Mercredi 11 juin 2008
Un article sur mon dernier coup de coeur en matière de dessin animé japonais : Ghost Hound. Il s'agit d'une série de 22 épisodes, récente puisque sa diffusion a débuté en octobre 2007. Le studio : Production I.G., qui a aussi produit (entre autres) les Ghost in the shell : SAC. L'idée à l'origine de la série vient de Masamune Shirow, l'auteur de... Ghost in the shell. Comme vous le voyez, il n'y a que du beau linge.

L'histoire : Tarou Komori est un adolescent de 14 ans qui vit à Suiten, une petite ville de l'île de Kyushu. Lorsqu'il était enfant, lui et sa soeur aînée ont été enlevés et séquestrés plusieurs jours dans un vieil hôpital abandonné. Mizuka, la petite fille, meurt lors de cet événement et seul Tarou survit. Celui que l'on soupçonne d'être le ravisseur est tué avant d'être arrêté. Le garçon souffre de narcolepsie et peut faire de la projection astrale, grâce à laquelle il espère comprendre ce qui s'est passé il y a onze ans.
Makoto Ogami est aussi un jeune garçon de 14 ans, et fait parti de la famille de Tarou. Sa grand-mère est la prétresse d'un culte en perte de vitesse ; c'est elle qui l'élève. En effet, le père de Makoto s'est donné la mort une semaine après l'enlèvement de Tarou et sa soeur. Beaucoup pense que le défunt a un lien avec ce triste kidnapping, mais Makoto refuse cette idée. Tarou et Makoto ne se parlent quasiment pas.
Masayuki Nakajima est, comme ses comparses, un garçon de 14, ancien Tokyoïte tout juste transferré à Suiten. Il s'intéresse de très près à cette vieille histoire d'enlèvement. Il va persuadé les deux autres de retourner sur les lieux du drame : l'hôpital désaffecté. Mais tous les trois, ils vont vivre là-bas une expérience "hors du corps" (que Tarou pratique déjà, sans trop savoir comment). A partir de ce moment, ils commencent avec leur nouvelle capacité à chercher la vérité à propos de l'enlèvement, et aussi à propos des étranges événements qui ont lieu à Suiten.
Sans oublié la fille du prêtre Komagusu, Miyako, qui peut voir les corps astraux et les spectres - alors que les gens normaux en sont incapables...

L'histoire est un peu compliquée, mais il y a une chose à retenir : cet anime est tout simplement excellent ! Les graphismes sont particuliers, mais très beaux, et l'animation ne souffre d'aucun défaut. Beaucoup de scènes originales, un soin tout particulier a été porté aux sons qui ponctuent chaque épisode, et aussi à la bande-son (le générique de début est tout simplement fabuleux. Poltergeist, par la géniale Kojima Mayumi, dont je vous reparlerai une prochaine fois). L'histoire est passionnante, même si un peu alambiquée ; les personnages sont différents mais bien pensés, et on s'attache très vite à tout ce petit monde.

Attention, cet anime prend son temps, donc je le déconseille aux fanas de l'action à tout va. Pour les autres : regardez-le, vous ne serez pas déçus ! Tout est parfait dans cet anime, même la fin (ce n'est pas toujours le cas, donc je précise). Certains ont été frustrés, soi-disant qu'il restait des zones d'ombre... Je n'en ai pas vu, en ce qui me concerne. Vraiment, un très bonne surprise que ce Ghost Hound !
Quelques liens. D'abord : le site officiel, tout en japonais évidemment. Ensuite, une team de fansub, GTO. C'est chez eux que j'ai suivi la série et ils ont fait un très bon boulot.

Anime indispensable !
Par Haeru
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Mercredi 27 février 2008
Histoire de changer un peu, un article cinéma : je vais vous parler, vous l'aurez compris, de Sweeney Todd, dernier film en date de Tim Burton, sorti dans nos vertes contrées depuis le 23 janvier. A l'affiche Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Alan Rickman (entre autres). Pour info, j'aime beaucoup Tim Burton, qui a réalisé un de mes films préférés, le sublime Sleepy Hollow. J'apprécie aussi Johnny Depp, donc forcément, cette histoire de barbier m'intriguait, et ce d'autant plus qu'on m'avait laissé entendre que ce film était mieux de Sleepy Hollow. Mieux que l'excellence ? Raison de plus pour aller le voir.

D'abord, l'histoire : Benjamin Barker est un jeune barbier, beau et séduisant, marié à une jeune femme belle et séduisante. Ils sont heureux, ont une petite fille, bref tout va bien bien dans le meilleur des mondes. Mais lorsque le malhonnête juge Turpin s'éprend de la femme de Benjamin, la vie du barbier bascule dans l'enfer : profitant de sa position, le juge l'envoie au bagne, et va courtiser Mme Barker.
Quinze ans plus tard, c'est un homme détruit qui rentre à Londres. Benjamin n'espère qu'une chose : retrouver sa famille. Il se rend chez lui, trouve sa voisine, Mme Lowett, qui lui apprend que sa femme s'est empoisonnée au cyanure et que le juge Turpin a adopté sa fille. Barker ne vit dès lors que pour se venger : il change de nom, devient Sweeney Todd et commet meurtre sur meurtre dans son salon de rasage. Il fournit, au passage, sa voisine en viande (humaine), pour qu'elle fasse marcher sa tourterie.

Première remarque sur ce film : il s'inspire d'une comédie musicale et par conséquent les acteurs chantent pendant une bonne partie du film. Ils se débrouillent bien, mais les chansons en elles-mêmes manquent cruellement d'intérêt ; et si jamais le son dans la salle est fort (et ce fut le cas dans celle où j'étais), préparez-vous à sortir avec un mal de crâne. Ce côté "comédie musciale" est loin d'être fabuleux.

Mais c'est un Burton, que diable ! On doit reconnaître sa patte, non ? Alors, oui, aussi bien d'un point de vue esthétique (le visuel est globalement sombre, exception faite des rares scènes de souvenirs pleines de couleurs) que d'un point de vue scénaristique. Le problème, c'est que tout cela est fort mal dosé. S'il n'y avait que les images, ce serait très bien : sans atteindre la beauté d'un Sleepy Hollow, la qualité et le style sont là. Ca en jette un max, comme dirait l'autre. Et les acteurs nous offrent en général une bonne prestation ; curieusement, c'est Depp qui m'a semblé le moins convaincant. Sans tenir compte de l'intrigue, on aurait affaire non pas à un excellent, mais à un bon Burton.

Malheureusement, on ne peut pas faire l'impasse sur l'histoire même si, à la fin du film, on aimerait bien... Entre le couple de jeunes premiers pitoyable de mièvrerie, le fou qui ne pense qu'à charcuter et dont on a malencontreusement oublié de travailler la psychologie, et le massacre final qui n'est rien de plus qu'une conclusion ridicule, on ne peut pas dire que Sweeney Todd ait de bons arguments. Pourtant, Burton est un habitué de ce genre de scénar sanguinolent, mais malheureusement pour lui ce ne sont pas des égorgements où jaillit un sang rouge pétant qui font la qualité d'un film. On se demande à quoi il pensait en faisant ce film... D'ailleurs, toutes les scènes de meurtre tombent à plat ; du coup, il n'y a aucun rythme : une catastrophe. C'est décevant, et ce d'autant plus que la bande-annonce était prometteuse.

Je ne sais pas ce que les gens qui m'ont dit que ce film était supérieur à Sleepy Hollow avaient fumé, mais ça devait être costaud. Sweeney Todd est une surprise, mais une mauvaise surprise ; pour ma part, c'est un Burton à oublier, qui mérite bien sa place à côté de Charlie et la chocolaterie (2005).
A la trappe, et sans regret.
Par Haeru
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